Algérie: Le service de l’intelligence économique dissous

Algérie mapLe service de l’intelligence économique, relevant du Département du renseignement et de la sécurité algérienne, a été dissous par décret présidentiel. Le patron du DRS, le général-major Mohamed Médiène, continue de perdre du galon.

Nouveau revers cinglant pour le Général-major Mohamed Médiène, patron du fameux Département du renseignement et de la sécurité algérienne! Le service de l’intelligence économique, dépendant du DRS, a été dissous par le président Abdelaziz Bouteflika, dévoile le site algérien «Algérie1».

Ce service a été dissous officiellement, hier lundi 31 août, par décret présidentiel, précise la même source.

La dissolution de ce service, dirigé jusque-là par le général Achour Ouadahi, s’inscrit dans le cadre d’une guerre sourde livrée par le clan présidentiel algérien contre le patron du DRS, alias «Tewfik», affaibli aujourd’hui plus que jamais.

Cette dissolution survient après celle du service de la presse (Centre de communication et diffusion), de la justice (Service de la Police judiciaire), et celle du GIS (Groupe d’intervention spécial).

Autres «cartouches» retirées à l’ancien «homme fort» de l’Algérie, la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA), tombée dans «l’escarcelle» du chef d’état-major de l’armée, le général Gaïd Saleh, homme lige du président Bouteflika, et la Sécurité présidentielle passée depuis peu sous la coupe de la garde républicaine.

Pratiquement, seuls les dossiers du terrorisme et celui des relations avec le Maroc restent aux mains de l’ex-lauréat du KGB (ancien appareil de renseignement de la défunte URSS).

Mais sur le premier dossier, il est fort probable qu’il soit aussi retiré à Mohamed Médiène. Premier indice sur cette mise à mort annoncée, l’arrestation, pas plus tard que le 28 août dernier, du général-major Abdelkader Aït Ouarabi, ex-chef de la Direction de la lutte contre le terrorisme, au sein du DRS.

Les faits reprochés à ce général-major, placé sous contrôle judiciaire depuis le 8 février 2014, sont extrêmement graves: constitution de bande armée, fausses déclarations concernant le stock d’armes en sa possession, détention d’armes de guerre, rétention d’informations et mensonge …

Auteur: Ziad Alami
Source: http://www.le360.ma/fr/politique/drs-le-president-bouteflika-dissout-le-service-de-lintelligence-economique-49805