Les français sont angoissés par leur niveau en langue étrangère

France DrapeauLueur d’espoir, 75 % des parents interrogés pensent que leurs enfants auront un meilleur niveau qu’eux-mêmes, selon ce sondage commandé par Speaking-Agency.

Le niveau de langue étrangère reste une source d’angoisse pour les Français, selon un sondage mené en février 2014 sur un échantillon de 500 parents âgées entre 30 et 46 ans et commandé par Speaking-Agency, une agence spécialisée dans la garde d’enfants en anglais. Plus de 80 % des adultes interrogés ont appris une langue étrangère à l’école, 30 % sont aussi partis en «immersion» à l’étranger. Une proportion non négligeable -près de 10 %- a complété son apprentissage en visionnant des films en version originale. Leur niveau en langue étrangère est néanmoins aujourd’hui faible, débutant ou intermédiaire selon 60 % d’entre eux.

Plus de la moitié ont d’ailleurs conscience que leur niveau est trop faible pour l’usage qu’ils devraient en faire. Ils sont même 60 % a affirmer que cette lacune les a pénalisés au cours de leur carrière professionnelle! Ils souhaitent de ce fait faciliter le futur professionnel de leurs enfants.

35 % privilégieraient une école privée bilingue pour leurs enfants s’ils le pouvaient
Lueur d’espoir, 75 % de ces parents interrogés pensent que leurs enfants auront un meilleur niveau en langues étrangères qu’eux-mêmes. De ce fait, 90 % de leurs enfants ont commencé à apprendre une langue (l’anglais pour 93 % d’entre eux, suivi par l’espagnol à 30 % et l’allemand à 23 %). De fait, des évaluations récentes du ministère de l’Éducation nationale montrent que Le score moyen des élèves en fin d’école primaire a augmenté de manière significative en anglais. L’introduction de l’apprentissage des langues vivantes à l’école primaire – dont la généralisation a débuté en 2007- porte ses fruits.

Le changement des mœurs en France est visible: apprendre l’anglais est devenu une priorité pour les parents. S’ils ne veulent plus se contenter uniquement de l’école comme lieu d’apprentissage, aucune solution alternative ne semble véritablement se démarquer. Dans le meilleur des mondes, 35 % privilégieraient une école privée bilingue, 33 % des cours particuliers, 34 % des cours collectifs dans des centres d’accueil, 25 % des outils de e-learning, 31 % des livres dans la langue souhaitée et 23 % un abonnement à des chaînes en VO. Le constat est plus prosaïque: plus de 70 % des enfants n’apprennent l’anglais qu’à l’école, tout comme leurs parents!

Pour autant, plus de la moitié souhaitent dépenser entre 200 et 500 € par an et par enfant pour l’apprentissage d’une langue étrangère. «L’apprentissage d’une langue doit être répétitif et deux heures par semaine ne permettent pas de créer un réel mécanisme. Cette somme de 200 à 500 € n’est pas suffisante pour couvrir les frais d’une école privée bilingue. Cependant, de nombreuses alternatives existent, comme la garde d’enfants par des natifs ou des bilingues, des ateliers pédagogiques le mercredi après-midi, regarder des dessins-animés ou des films en VO… Ces solutions sur le long terme sont tout aussi efficaces» analyse Antoine Gentil, co-fondateur de Speaking-agency.

Auteur: Marie-Estelle Pech
Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/03/07/01016-20140307ARTFIG00112-60-des-francais-se-disent-penalises-a-cause-de-leur-niveau-en-langue-etrangere.php