Ukraine – Russie et la flotte Russe de la Mer Noire… Quels enjeux stratégiques?

Hashtagistan LogoCommentaire de l’équipe hashtagistan: En ces moments de trouble pour l’Ukraine, Hashtagistan a voulu re-publier 2 excellents articles du site RusNavy Intelligence et de les placer dans le contexte actuel …

Le premier article à été publié le 19 décembre 2013 et décrit l’accord Ukraine/Russie portant sur une importante aide économique à l’Ukraine ainsi que sur la coopération militaro-technique entre les deux pays.
Le second article, plus ancien publié le 31 Janvier 2012, décrit le developpement de la nouvelle base de Novorossiïsk en replacement de la base de Sébastopol basé en Ukraine. Dans cet article, nous avons ajouté la derniere image satellite disponible sur Google Maps.

Les questions sont:

  • Quelle sera la position/réaction de la Russie vis-à-vis de ces enjeux stratégiques?
  • Peut-il y avoir un rapprochement avec l’Europe tout en gardant un accord militaire et économique avec la Russie?

L’accord Poutine-Yanoukovitch Et La Flotte Russe De La Mer Noire

L’accord russo-ukrainien signé le 17 décembre dernier à Moscou entre Vladimir Poutine et Viktor Yanoukovitch porte non seulement une importante aide économique russe à Kiev, mais également sur la coopération militaro-technique entre les deux pays. Les deux chefs d’Etat se sont notamment mis d’accord pour accélérer les discussions portant sur les modalités du remplacement des unités russes de la flotte de la mer Noire basées en Crimée.

©RusNavy Intelligence

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Les plus importantes unités de la flotte de la mer Noire (croiseur, grands navires de lutte ASM, grands navires de débarquement) sont aujoud’hui stationnées en Crimée, à Sébastopol, qui demeure en outre le quatier général de la flotte russe. Aux termes de l’accord de Kharkov signé en avril 2010 par Dmitri Medvedev et Viktor Yanoukovitch, la Russie dispose des installations militaires criméennes jusqu’en 2042, avec une option pour 5 années supplémentaires.

Si cet accord avait alors permis de normaliser les relations entre Kiev et Moscou mises à mal suite à la révolution orange de 2004, il ne réglait en rien, tout comme le précédent accord russo-ukrainien de 1997, la question de la modernisation de la flotte russe en ne fournissant aucun cadre juridique au remplacement des unités basées en Crimée. Tandis que Kiev défendait le principe du remplacement “type pour type” des navires, Moscou insistait sur son droit à désarmer et remplacer les navires sans contraintes de nombre ni de type. Pour la Russie, qui a entamé un vaste programme de modernisation de ses forces navales, il est essentiel de pouvoir disposer librement des installations navales sébastopolitaines, d’autant plus que la nouvelle base navale de Novorossisk, située sur les côtes russes de la mer Noire, n’est pas encore opérationnelle. Moscou a prévu de mettre en service jusqu’à 18 nouvelles unités en mer Noire d’ici à 2020. Les premiers nouveaux bâtiments devraient arriver en 2014 : le sous-marin classiques B-261 Novorossisk (Projet 0636.3), suivi probablement par le B-237 Rostov-sur-le-Don (même type). Pour les unité de surface, la première des 6 frégates du Projet 11356, l’Amiral Grigorovitch, pourrait également être admise au service actif en mer Noire d’ici la fin 2014.

L’accord Poutine-Yanoukovitch et la modernisation de la flotte russe de la mer Noire
Il convient de noter que l’accord du 17 décembre, tout en ne réglant pas les modalités du remplacement des unités russes, ouvre la voie au renforcement des positions navales de Moscou en Crimée, et plus largement, en mer Noire.
Le document évoque tous les sujets de litiges russo-ukrainiens autour du stationnement de la flotte russe en Ukraine, sujets qui entravent le développement des relations bilatérales, mais aussi qui gènent l’activité navale russe en Crimée. Les articles II-20 à II-23 prévoient ainsi que, d’ici la fin du premier trimestre 2014, les deux gouvernements signent des accords biltéraux portant sur les taxations et droits de douane qui pèsent sur l’entrée de matériels militaires russes en Crimée, et qu’un inventaire des installations utilisées par l’armée russe soit réalisé. Il est également prévu qu’un accord bilatéral réglementant les allers et venus des navires, avions et personnels militaires russes depuis et vers les installations criméennes soit signé. Sur cette question, hautement sensible, Kiev réclame que lui soit notifié en avance tout mouvement de navires, d’appareils ou de troupe, ce que refuse Moscou. Toutefois, c’est l’article II-24 qui reste surement le plus intéressant puisqu’il prévoit que les deux parties “entament des négociations sur la préparation d’un accord bilatéral portant sur le remplacement des armements et des équipements militaires de la flotte russe de la mer Noire basés sur le territoire ukrainien”. Il s’agit là du contentieux le plus important entre Kiev et Moscou en ce qui concerne le déploiement de la flotte russe en Crimée.
Quelques jours avant la signature de l’accord Poutine-Yanoukovitch, une source officielle russe avait déjà évoqué la possibilité que toute aide économique de Moscou à l’Ukraine soit conditionnée à l’obtention de meilleures conditions pour le stationnement de la flotte russe en Crimée, et à la possibilité pour la Russie de disposer des capacités industrielles ukrainiennes stratégiques pour la défense russe. Pour ce dernier point, la question des chantiers navals ukrainiens est explicitement évoquée dans le document rendu public : Russes et Ukrainiens ont prévu de signer un mémorandum d’intention pour la coopération en matière de constructions navales. Rappelons que la Russie ne dispose plus d’aucun chantiers navals en mer Noire et envoie donc ses unités en Bulgarie ou dans les chantiers russes de la Baltique (Kaliningrad, St Pétersbourg) voire du Nord (Severodvinsk) pour qu’elles y subissent leurs IPER.

Quelques réflexions sur la portée de l’accord Poutine-Yanoukovitch
L’accord du 17 décembre, tout en ouvrant la voie à la résolution de nombreux litiges russo-ukrainiens autour de la flotte russe, amène un certains nombre de réfléxions.
Premièrement, le bras de fer entre la Russie et l’UE autour de l’Ukraine reste d’ordre géopolitique. Zbigniew Brzezinski avait affirmé que “Sans l’Ukraine, la Russie cesse d’être un Empire”. La communauté Euro-Atlantique et la Russie ne sont pas parvenues à transcender le jeu à somme nulle qui caractérise leurs relations dans la région de la mer Noire d’une manière générale, et en Ukraine en particulier.
Deuxièmement, la Russie, comme elle le fait aujourd’hui au Kirghizistan, paye pour ramener dans son giron les anciennes républiques soviétiques jugées stratégiques pour ses intérêts. La question aujourd’hui est celle du coût de cet accord pour Moscou : $15 milliards pour financer une partie de la dette ukrainienne, plus $10 milliards de rabais sur la gaz (plus précisément $8 milliards étant donné que Gazprom détient $2 milliards de créances impayées par l’opérateur gazier ukrainien). Toutefois, il convient de ne pas inverser les rôles : c’est bien l’Ukraine qui a compromis sa souveraineté économique et industrielle en laissant son économie plonger dans la crise, et qui s’est mise en situation de dépendance totale vis-à-vis de ses créanciers.
Troisièmement, plus spécifiquement sur les termes de l’accord. La signature d’un accord bilatéral russo-ukrainien qui permettrait la modernisation de la flotte russe aux conditions de Moscou créerait un cadre dont ne pourront s’affranchir les successeurs de Viktor Yanukovitch. Pour cette raison, la signature de cet accord devrait intervenir avant l’élection présidentielle ukrainienne de mars 2015, tant que Viktor Yanoukovitch est au pouvoir. Aux termes de ce futur document, la Russie devrait acquérir une plus grande liberté navale en Crimée, et pouvoir plus facilement déployer les nouvelles unités qui doivent être mises en service en mer Noire d’ici 2020. Plus généralelement, les positions navales russes en mer Noire seront renforcées, ce qui contribuera à faire de la flotte russe de la mer Noire un facteur encore plus déterminant dans l’architecture sécuritaire navale pontique, ce qui a été rappelé par le président russe lors d’une conférence de presse au Kremlin le 17 décembre dernier.
Quatrièmement, sur les modalités du remplacement des unités russes. La première étape consiste à réaliser un inventaire des unités considérées. Il y a très peu de chances pour que le cadre retenu soit celui du remplacement “type pour type”. Un rapide coup d’oeil au programme d’armement naval russe permet de constater que certains types d’unité actuellement en sevice ne devraient pas être renouvellés d’ici 2020 : les grands navires de débarquement, les grands navires de lutte ASM ou le croiseur lance-missiles Moskva (ce dernier sera modernisé, ce qui constitue un autre cas de figure). En revanche, le nombre de sous-marins sera augmenté, passant de 1 à 7. Il est plus probable que la Russie et l’Ukraine se mettent d’accord sur un plafond en terme de tonnage ou de nombre d’unité déployées à Sébastopol et Théodosie.
Enfin, on s’achemine vers une possibilité pour la Russie de pouvoir utiliser les chantiers navals ukrainiens. Ces chantiers sont aujourd’hui sous-utilisés et seules les commandes russes sont aujourd’hui capables de leur fournir du travail. Si ce scénario se vérifiait, Kiev et Moscou franchiraient une étape significative dans leur coopération militaro-technique en matière navale. En outre, cela libérerait des capacités dans les chantiers russes de la Baltique et du Nord, non sans soulever des protestations au sein du complexe militaro-industriel russe.

Source de l’article: http://www.rusnavyintelligence.com/article-l-accord-poutine-yanoukovitch-et-la-flotte-russe-de-la-mer-noire-121672643.html
Sources additionnelles: site du Kremlin, Reuters, Flot.com


La Base Navale Russe De Novorossiïsk.

Le 17 septembre 2003, Vladimir Poutine, alors Président de la Fédération de Russie, signe un décret présidentiel sur la construction d’une nouvelle base navale pour la Flotte de la mer Noire à Novorossiïsk (kraï de Krasnodar, Sud de la Russie). Neuf ans plus tard, alors même que Moscou dispose encore de l’usage de la base navale de Sébastopol, les travaux se poursuivent avec un seul objetcif : livrer à la Marine russe une nouvelle base navale d’ici 2020.

Les travaux de construction de la nouvelle base navale ont débuté dès 2004, avec une première enveloppe de 12,3 milliards de roubles (soit un peu plus de €310 millions aujourd’hui) pour les 5 premières années. Mené sous la maîtrise d’ouvrage de l’agence fédérale pour les constructions spéciales (Федеральное Агенство Специального Стройстеьства), le chantiers devait à l’origine durer 10 ans.

Novorossiïsk (en rouge) est situé à l'Est de Sébastopol (en violet), sur le littoral russe de la mer Noire. Image : © Google Maps

Novorossiïsk (en rouge) est situé à l’Est de Sébastopol (en violet), sur le littoral russe de la mer Noire. Image : © Google Maps

1/ Une nouvelle base navale ?
Plus que de la fondation d’une nouvelle base navale, il s’agit en fait de la requalification et de l’extension des installations navales déjà existantes.
En 1994, le district naval de Novorossiïsk est créé et, dès 1997, la Russie entame dans le port la construction d’infrastructures destinées à accueillir des éléments de la Flotte de la mer Noire. Il s’agit alors pour Moscou d’anticiper un probable retrait des ses navires de la base navale de Sébastopol (Crimée) après 2017, date à laquelle prend fin le bail signé en 1997 par le Kremlin avec Kiev pour l’usage des installations situées en Crimée pour sa Flotte de guerre en mer Noire. Les tensions entre la Russie et l’Ukraine s’accentuant après l’élection de Viktor Iouchtchenko en 2004, la nécéssité de disposer d’un port de guerre russe en mer Noire se fait encore plus forte, Kiev agitant même le spectre d’un retrait anticipé de la Flotte russe stationnée en Crimée avant 2017. En 2005, le Kremlin décide de créer deux nouvelles bases navales pour la Flotte de la mer Noire, et de faire du port de Novorossiïsk une base capable d’accueillir des navires de tout type de rang. L’éléction de Viktor Ianoukovitch en 2010, et la signature à Kharkov d’un nouveau traité russo-ukrainien prolongeant la présence de la flotte russe en Crimée jusqu’en 2042, ont contribué à donner un peu plus de temps à Moscou pour penser un éventuel redéploiement de sa principale base navale en dehors de la Crimée.

La base navale de Novorossiïsk en 2006. Image: ©Google Earth

La base navale de Novorossiïsk en 2006. Image: ©Google Earth

Novorossiïsk en 2010 : on note l'avancée des travaux avec la construction de la grande plateforme. La structure noire au large fait partie de la future base. Image: ©Google Earth

Novorossiïsk en 2010 : on note l’avancée des travaux avec la construction de la grande plateforme. La structure noire au large fait partie de la future base. Image: ©Google Earth

Novorossiïsk en 2014 : Il semblerait que les travaux n'ont pas beaucoup évolués depuis 2010. Image: ©Google Maps

[Ajout par l’équipe Hashtagistan] Novorossiïsk en 2014 : Il semblerait que les travaux n’ont pas beaucoup évolués depuis 2010. Image: ©Google Maps

Plus généralement, la construction d’une nouvelle base navale à Novorossiïsk s’inscrit au sein d’un programme fédéral intitulé “Création d’un système de bases navales pour la flotte de la mer Noire sur le territoire de la Fédération de Russie pour la période 2005-2020”. Ce document prévoit également la construction de nouvelles infrastructures navales à Temryuk et à Ieïsk, au sud de Novorossiïsk, mais également dans d’autres villes du kraï de Krasnodar.

2/ Un chantier en plusieurs étapes.
Au moi de mai 2009, le Premier Ministre Vladimir Poutine chiffre le montant total du chantier de la nouvelle base navale à 92 milliards de roubles (plus de €2,3 milliards) pour la période 2005-2020. Les travaux, débutés en 2004, devaient s’achever dix ans plus tard, en 2014. Une première enveloppe de 12,3 milliards de roubles a été versée pour la période 2004-2009, toutefois, en 2010, le budget avait déjà connu un dépassement puisque le coût des investissements réalisés sur le chantier atteignaient alors 13,5 milliards de roubles (€341 millions). Au mois de mars 2010, le journal russe Vedomosti indique que le chantier a déjà pris du retard. La construction de la base navale doit alors se dérouler en 3 étapes :

  • La première tranche des travaux couvre la période 2004-2011. Les travaux réalisés ont coûté plus de 16 milliards de roubles (plus de €404 millions) et ont porté essentiellement sur des réalisations hydrotechniques, sur la constructions d’infrastructures terrestres (entrepôts, casernes…), la création de quais (Temryuk), de routes… Au début de l’été 2010, les nouvelles infrastructures construites sur les nouvelles emprises de la Marine à Novorossiïsk couvraient près de 8 hectares.
Le chantier de la nouvelle base navale. ©forum.sevastopol.info

Le chantier de la nouvelle base navale. ©forum.sevastopol.info

Le chantier de la nouvelle base navale. ©forum.sevastopol.info

Le chantier de la nouvelle base navale. ©forum.sevastopol.info

Le chantier de la nouvelle base navale. ©forum.sevastopol.info

Le chantier de la nouvelle base navale. ©forum.sevastopol.info

  • La seconde tranche des travaux couvre la période 2012-2016. Ces investissements sont budgétés pour les années 2012, 2013 et 2014, à hauteur de plus de 22 milliards de roubles (€555 millions) pour les trois années. Les investissements doivent servir notamment à la construction d’un aérodrome à Ieïesk et Vitiazevo (près d’Anapa), ainsi qu’à la construction d’autres infrastructures (Temryuk, Novorossiïsk, Naturaeïevskaia, Raevskaia).
  • La dernière tranche des travaux couvre la période 2017-2020.

La nouvelle base navale doit accueillir un terminal de chemin de fer, des dépôts de munition ainsi que tous le nécessaires pour l’entretien et la réparation des navires (cales sèches et jetées de plusieures kilomètres).

3/ Une nouvelle base pour quels objectifs ?
Les nouvelles infrastructures navales construites à Novorossiïsk sont pensées pour accueillir à l’origine une centaine de navires, d’où la nécessité de construire d’autres points d’appui navals, notamment à Temryuk et Ieïsk.
L’idée de choisir Novorossiïsk comme hypothétique nouvelle base navale principale pour la Flotte russe de la mer Noire a suscité, et suscite encore, des débats chez les militaires russes. Deux raisons au moins expliquent cette controverse. Tout d’abord, le redéploiement de la Flotte russe de la mer Noire à Novorossiïsk repose sur un hypothèse difficilement envisageable par nombres de Russes pour des raisons historiques : celui de l’abandon définitif des positions russes à Sébastopol à moyen ou long terme. Par ailleurs, d’un point de vue plus pratique, le site de Novorossiïsk a fait l’objet de critique. Trop ouvert aux vents, la baie de Novorossiïsk est bien moins protégée et offre un mouillage beaucoup moins intéressant que les 8 baies en eaux profondes du port de Sébastopol.
La présence d’une base navale à Novorossiïsk ainsi que d’un dispositif de points forts (Anapa, Temryuk, Ieïsk) sur le littoral oriental de la mer Noire contribue à renforcer la présence de la Russie sur les côtes caucasiennes de la mer Noire. Cette présence se renforce d’autant plus que Moscou a également obtenu l’usage d’un autre point d’appui naval plus au sud : celui de Otchamchira, en Abkhazie.

Les unités actuellement déployées à Novorossiïsk sont :

  • la 184e brigade de garde-côtes, composée de la 181e division des navires de lutte anti-navires (3 unités), et de la 170e division des dragueurs de mines (9 unités).
  • la 166e division des petits navires lance-missiles (appartient à la 41e brigade des navires lance-missiles) : 4 unités.

Outre ces unités, la base navale de Novorossiïsk abrite également les unités de l’artillerie côtière unifiée, des unités de l’infanterie de Marine et du Génie, des navires de recherche et de sauvetage, des unités du service hydrographique, des unités de soutien logistique ainsi que des infrastructures pour la réparation des navires. La zone de compétence des unités stationnées à Novorossiïsk s’étend de la frontière entre la Russie et la Géorgie, au détroit de Kertch.

Aussi, la base nouvelle navale actuellement en construction à Novorossiïsk doit avant tout permettre à la Russie de disposer d’une base pour sa Flotte de la mer Noire dans le cas d’une perte des facilités navales situées en Crimée après 2042. Le site de Novorossiïsk, malgré certains désavantages, se trouve néanmoins à proximité immédiate du Caucase où la Russie entend protéger ses intérêts et contenir l’influence d’acteurs internationaux étrangers, quitte à faire usage de la force (cf. conflit russo-géorgien d’août 2008). A ce titre, rappelons que Moscou est lié par des accords de défense avec l’Abkhazie dont elle a reconnu l’indépendance.
Le déploiement d’unités dans la base navale de Novorossiïsk d’ici 2020 ne signifie par pour autant que Moscou entend renoncer à l’usage de Sébastopol. Au contraire, il est fort probable que, même après 2042, la Russie cherche à y conserver des positions. Plus généralement, la modrnisation de la Flotte de la mer Noire est aujourd’hui l’une des priorités du Minsitère de la Défense russe (frégates du Projet 11356, sous-marins du Projet 636…).

Source de l’article: http://www.rusnavyintelligence.com/article-la-base-navale-russe-de-novorossiisk-98321756.html
Sources additionnelles: forum.sevastopol.info ; Rossiskaia gazeta ; Lenta.ru ; Kommersant ; Redstars ; Arm-TASS ; flot.sevastopol.info